Stop Noma : Campagne sur le terrain !

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Nous avons pris contact avec notre partenaire sur place, l’association Tin Naabi, dont le président n’est autre que le coordinateur des 3 centres médicaux de la région de l’Est.

Des campagnes de dépistage ont déjà lieu et une dizaine de cas sont répertoriés chaque année dans la région. 

La région est très étendue et de nombreux petits villages sont difficilement accessibles.  Les patients sont parfois très éloignés des centres médicaux et leur tâche quotidienne ou le coût du transport les empêchent de se rendre aux hôpitaux pour recevoir les soins nécessaires.

Les fonds récoltés permettraient d’augmenter le nombre des campagnes de prévention et de dépistage sur le terrain pour une prise en charge plus rapide et donc plus efficace. Une fois les cas dépistés, les fonds récoltés permettraient de payer les différents coûts que le patient doit généralement prendre à sa charge, à savoir le transport et les soins de santé.

Il est important de rappeler que le Noma se développe généralement auprès des enfants de 2 à 6 ans, souffrant de problèmes de malnutrition.  Ces problèmes de malnutrition sont inhérents à la pauvreté qui ne permet pas aux familles d’offrir une alimentation variée à leur enfant.

Vous trouverez ci-dessous plus d'information obtenue lors d'un entretien aver Pierre Mano - responsable des 3 centres médicaux dans la province de la Gnagna - et Alphone Haro - infirmier au centre médical de Bogandé, spécialisé notamment dans la prévention de la maladie noma:

Où en est la lutte contre le Noma dans la province de la Gnagna (région de l’est du Burkina Faso) ?

Aujourd’hui, il n’existe aucune structure qui lutte, sensibilise ou agit contre la maladie noma de manière spécifique.  La maladie est traitée en urgence dans les centres de santé comme n’importe quelle autre maladie qui nécessite un traitement urgent.

Qu’en est-il plus généralement au Burkina Faso ?

Nous savons qu’à Ouagadougou, trois ou quatre campagnes ont lieu annuellement.  Ces campagnes sont menées par des ONG reconnues telles que Sentinelles ou encore Hymne aux enfants.  Celles-ci organisent des campagnes de chirurgie gratuites qui permettent aux enfants défigurés d’être opérés afin qu’ils puissent retrouver une vie « normale ».

Quel est le nombre de cas recensés dans la commune de Piéla ?

C’est très difficile à dire.  Les enfants atteints de la maladie Noma sont généralement cachés aux yeux du public.  Les maladies qui touchent l’aspect physique des personnes sont considérées comme des malédictions qui touchent les familles.  La tradition pousse les gens à cacher leurs enfants car ceux-ci sont symboliquement considérés comme porteurs de malédiction.  Néanmoins, nous avons déjà répertorié une dizaine de cas dans la commune.

Pensez-vous qu’un traitement précoce du Noma pourrait réduire le nombre de cas rencontrés ?

C’est très compliqué car on touche une population très pauvre et peu instruite.  Les cas sont souvent signalés une fois que la maladie existe.  Lorsque c’est le cas, c’est déjà fort tard et les efforts et le coût pour soigner la maladie sont très conséquents.  Nous sommes obligés d’attendre les campagnes gratuites réalisées à Ouagadougou qui permettent de soigner complètement la maladie.

L’aspect préventif consiste à soigner les problèmes d’hygiène et de malnutrition.  Il s’agit de deux problèmes dont la principale cause n’est autre que la pauvreté.  Néanmoins, des campagnes de sensibilisation réalisées par des agents locaux permettraient de repérer les malades plus tôt et soigner la maladie au moyen d’antibiotique avant d’envoyer les enfants à Ouagadougou.  La campagne pourrait également permettre de donner directement des conseils d’hygiène buccale simples, à travers des panneaux de sensibilisation et des consignes en langue locale. 

En finançant des visites directement dans les villages les plus reculés, on pourrait parler du noma mais également de bien d’autres maladies, toujours en langue locale, à travers des dessins et des images qui permettraient une conscientisation efficace.

En quoi consiste exactement une campagne de dépistage et quels sont les coûts de celles-ci ?

La campagne consiste à des déplacements d’infirmiers ou de médecins directement dans les villages reculés.  Lors de ces occasions, un repas est généralement offert afin d’inviter la population à rejoindre la séance d’information.  Ensuite, des boîtes à images sont présentées.  Les boîtes à images sont en fait des carnets qui illustrent les différentes maladies et leur symptôme.  Celles-ci sont très efficaces pour permettre la compréhension de chacun.  Des panneaux de sensibilisation sont également réalisés et placés afin de laisser l’information et la rendre disponible au plus grand nombre.  Bien sûr, tout cela est réalisé en gulmenchema car beaucoup de personnes ne parlent pas français.  Une partie de la population est également analphabète d’où l’importance des dessins et des images sur les panneaux. 

Les coûts reprennent les frais de déplacement du personnel, leur salaire, la réalisation des boîtes à image, les appareils photos numériques (si les animateurs n’en possèdent pas), le coût des spots radios pour sensibiliser un maximum de personnes, l’eau et le mil offert lors de la réunion ainsi que les frais de gestion de la campagne.

Dans les jours qui viennent, vous recevrez plus d'informations concernant le déroulement de la campagne. 

L'équipe Ekhoes